Notice descriptive
Fonds Ahmed Boumendjel
Ce fonds d'archives comprend des documents produits et collectés par l'homme politique et militant nationaliste algérien Ahmed Boumendjel (1908-1982). L'essentiel de ce fonds concerne les responsabilités de conseiller politique et de diplomate d'Ahmed Boumendjel auprès du Gouvernement provisoire de la république algérienne durant la Guerre d'indépendance. On y trouve des notes politiques et des communiqués de presse rédigés ou reçus par Boumendjel, de la correspondance avec des membres du FLN ainsi qu'avec des journalistes et militants franco-algériens, des dossiers de réunion et de la correspondance relatifs aux instances du FLN, des dossiers de conférences internationales et de réunions diplomatiques, ainsi qu'une abondante documentation (littérature grise, coupures de presse, tracts) relative à la société et à l'économie algérienne, à l'opinion française sur l'évolution du conflit, aux autres mouvements indépendantistes africains ainsi qu'aux relations entre le FLN et ses voisins tunisiens et marocains. Les notes et les documents de travail dactylographiés du GPRA sont rarement signés, ce qui ne permet pas de distinguer les textes rédigés par Ahmed Boumendjel de ceux qu'il a reçu ou fait recopier. Les quelques autres dossiers présents dans ce fonds concernent le parti politique de l'UDMA, l'élection de Boumendjel à l'Assemblée de l'Union française en 1953, ainsi que des documents rassemblés après l'indépendance de l'Algérie. Il n'y a aucun document concernant ses responsabilités de ministre de la Reconstruction entre 1962 et 1964, ni sur ses relations avec son frère Ali Boumendjel.
Ahmed Boumendjel (1908-1982) fut un avocat, journaliste et homme politique algérien, et l'une des principales personnalités du mouvement indépendantiste algérien. Il était le frère aîné de Ali Boumendjel (1919-1957), avocat et militant arrêté puis exécuté par l'armée française.
Ahmed Boumendjel s'est fait l'avocat de plusieurs militants algériens dont Messali Hadj. Compagnon de route de Ferhat Abbas, il adhéra au parti de l'Union démocratique du Manifeste algérien (UDMA) fondé par ce dernier en 1946 et dont il devint le secrétaire général. Il fut élu en 1949 conseiller de l'Union française (assemblée consultative de représentants des colonies et territoires d'Outre-Mer, créée en 1946 par la IV République) et réélu en 1953.
Il a rejoint en 1957 avec l'UDMA les rangs du Front de libération nationale (FLN) dont il devint l'un des principaux cadres. Membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), il en présida le Bureau permanent. En parallèle, il exerça des responsabilités de directeur des affaires politiques (ou conseiller politique) au sein du ministère de l'Information du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), et il dirigea la rédaction du journal El Moudjahid, l'organe de presse du FLN. Il participa à plusieurs missions diplomatiques : il représenta le GPRA à plusieurs conférences panafricaines entre 1958 et 1961, il fit partie des délégations algériennes reçues à l'ONU, en URSS et en Chine en 1960, et participa aux pourparlers de paix avec la France en 1960 et 1961. Il résidait durant cette période à Tunis comme les autres membres en exil du GPRA.
Au lendemain de l'indépendance, en septembre 1962, il fut nommé ministre de la Reconstruction, des Travaux publics et des Transports au sein du premier Gouvernement Ben Bella. Il quitta le pouvoir en décembre 1964 et resta éloigné de la vie politique jusqu'à son décès.
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